Se rendre au contenu
Magazine

Sur l’Atlantique, on voit la ligne bouger.


Le trait de côte recule. Par endroits, ce sont des mètres qui disparaissent, des dunes qui s’abaissent, des routes et des réseaux qui se rapprochent dangereusement de l’océan. Et, mécaniquement, l’aménagement “répond” : protection d’ouvrages, renforcement de digues, ports, quais, ouvrages hydrauliques, rehausse de plateformes, réfection d’infrastructures… bref, du béton.

C’est là que l’histoire devient paradoxale.

D’un côté, le dérèglement climatique accentue l’érosion et les événements extrêmes. De l’autre, les zones littorales et portuaires – en France comme partout dans le monde – sont parmi les plus consommatrices de béton. Et la composante clé du béton, le ciment, reste une source majeure d’émissions de CO₂ à l’échelle mondiale. Autrement dit : on aménage pour résister à un risque qui s’amplifie… avec un matériau dont la version “standard” contribue au problème.

Le point n’est pas de culpabiliser, ni de “pousser du matériau”. Certaines infrastructures sont indispensables : elles protègent des vies, des activités, des emplois, des chaînes logistiques, des territoires. La vraie question, pour un décideur public ou industriel, c’est le réflexe à adopter quand l’ouvrage est nécessaire.

À chaque projet littoral, on devrait poser trois questions simples :

1. Peut-on éviter l’ouvrage (recul stratégique, renaturation, adaptation des usages) ?

2. Peut-on réduire l’ouvrage (sobriété, optimisation, durabilité, maintenance) ?

3. Et quand il faut construire : pourquoi ne pas exiger systématiquement du béton bas carbone ?

C’est un levier concret, immédiatement actionnable dans les cahiers des charges, sans attendre une hypothétique solution miracle. Chez MATERRUP Low carbon & circular cements, c’est exactement le sens de notre engagement : décarboner un matériau incontournable, pour que l’adaptation ne vienne pas alimenter le dérèglement qu’elle tente de contenir.

Le littoral est une zone de vérité : on y voit la contrainte physique, l’urgence opérationnelle… et la responsabilité carbone, projet par projet.

Le meilleur des bétons est celui que l’on ne coule pas.

Mais quand il faut bâtir, aménager, autant le faire avec sens, cohérence, et la plus faible empreinte possible.

👉 C’est cette conviction qui est au cœur de la genèse de MATERRUP Low carbon & circular cements. C’est devenu notre ADN.